Coûts indirects des impôts

Publié le par Dialectikon

2015 ?
Soyons fous, donc réalistes, imaginons la suppression de l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés.


Certes cela ferait un manque un gagner immédiat de près de 125 milliards pour l’Etat.


C’est ce qu’on verrait immédiatement.


Des choix drastiques dans les dépenses seraient à faire ! Hélas, la lâcheté poisseuse de la classe politique saboterait sans doute cette Révolution.

Mais après tout, à côté des 2000 milliards de dettes et les retraites non provisionnées des fonctionnaires du baby boom, c’est une paille…

Voilà une véritable relance de l’économie !
Une relance s’élevant à 125 milliards d’euros à la libre disposition de chacun…

Ce qu’on refuse de voir : l’impact profond sur le transformation de la société et les économies en termes de finance et de fonctionnement.

Je vous propose un premier inventaire des effets positifs de ces mesures :

- Suppression du caractère imaginaire de la capacité de l’Etat à influer positivement sur l’économie en jouant sur avantages et pénalisations fiscales,
- Meilleure allocation des ressources : quand bien même les marchés seraient parfois myopes, l’Etat est aveugle et sourd,
- Des investissements des sociétés et des ménages basés sur des considérations réelles, pas sur des fantasmes de lobbys politiques,
- Aucune raison de transférer ses avoirs à l’étranger : bien au contraire !
- Aucune raison de s’exiler et de vouloir faire fortune à l’étranger pour des raisons fiscales,
- Des économies directes pour l’entreprise : plus de conseillers fiscaux et moins de comptables :
Une comptabilité orientée vers la comptabilité analytique et le contrôle rigoureux de la gestion et non le respect de la réglementation fiscale,
- Des économies directes pour les ménages : plus de conseillers fiscaux. L’investissement se ferait pour des raisons d’efficacité et non d’opportunités fiscales,
- Suppression des artifices de délocalisations de sièges sociaux et de montages juridiques spéciaux,
- Simplification des structures juridiques des entreprises,
- Suppression des contrôles fiscaux,
- Suppression des associations de gestion et des centres de gestion agréés,
- Afflux de capitaux étrangers et donc création d’emplois en masse,
- Disparition de l’essentiel du stress des entrepreneurs : ils pourraient se concentrer sur le développement de leur entreprise,
- Disparition de l’essentiel du stress des ménages : ils pourraient se concentrer sur l’achèvement de leur vie et de la recherche de leur bonheur,
- Stabilisation de l’économie : les choix d’investissement et d’embauches se feraient sur le long terme, pas de doute sur l’utilisation optimale des ressources des ménages,
- Suppression de la taxation de l’épargne,
- Suppression de tous les dispositifs d’épargne protégés au détriment de l’épargne productive, librement constituée,
- Dons et prêts d’argent sans risques autres que la confiance,

- Disparition définitive du numéro spécial Impôts de vie ouvrière de la CGT… et de tous les autres…
- Pas d’acharnement jusqu’au désespoir sur les mamies loto,
- ?

Je laisse les économètres faire chauffer les calculettes pour évaluer ce qui peut l’être.
Mais je gage que l’avantage moral, social et économique compenserait largement les 125 milliards ne rentrant plus dans les caisses de l’Etat.
Avec un revenu moindre, l'Etat serait contraint de trouver une meilleure allocation de ses ressources.
Comment fera-t-on pour financer... Je n'ai pas encore proposer de supprimer la TVA...

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A
C'est une idée intéressante qui pose une question comment financer le manque à gagner de 125 Md€. <br /> J'ai une solution qui consiste à financer cette somme par la banque centrale en l'indexant sur le PIB. 6,2% sur 2000 Md€ = 124 Md€.<br /> La banque centrale a pour objectif d'émettre la monnaie sur le marché qui est prêté aux banques qui ensuite est prêté aux entreprises qui finalement paie les salaires en produisant du PIB.<br /> Donc l'impôt sur le revenue prend sa source par la monnaie émise par la banque centrale.<br /> On comprend mieux L'idée de financer l'impôt directement par la BC en indexant sur le PIB.<br /> Une idée qui sera difficilement acceptable par les banquiers car cette somme échappra à leur contrôle donc un manque à gagner.
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