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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 13:32



De la nuit des temps, vient de remonter à la surface un petit carnet de catéchisme.
C'était les années bénies de la plume "sergent major" et de cette petite école fribourgeoise qui m'a appris à lire et à écrire. Ce texte a été calligraphié lors de la rentrée de l'équivalent suisse du CE2. L'année suivante, j'ai rejoint la "communale" française...

Je ne veux pas froisser mes amis catholiques, mais ces quelques lignes résonnent curieusement aujourd'hui. 

Techniquement cette école, mixte, était excellente. Comme il n'y avait que trois institutrices pour 3 salles, nous travaillions à mi-temps. 
Mais le formatage de mon esprit n'a pas duré suffisamment longtemps pour être définitif.
Lorsque la pendule affichait une heure pleine, dix heures par exemple, l'un d'entre nous pouvait interrompre la classe par un vibrant "Vive Jésus !" Nous étions alors tenus de baisser la tête et de dire en choeur : "A dix heures comme à toute heure, Jésus est dans mon coeur."

Ainsi, ces premières certitudes :
"" C'est Dieu qui a tout créé.
Tout appartient à Dieu.
Dieu est le Maître.
C'est lui qui commande.
Le bon Dieu est très grand.""

Je reconnais que la foi catholique ne se résume pas à ces quelques lignes, mais je peine néanmoins à discerner un reste de libre - arbitre.

Pas vous ?
ecole-saint-charles-002.jpg

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 15:28

Non ! Le problème numéro un ce n'est pas François Hollande !

C'est "haro sur le baudet" et c'est bien le cas de le dire. De toutes parts on critique Hollande, on le moque, on l'incendie et les socialistes vont sans doute le sacrifier. Les individus ne les intéressent pas.

Et je ne défends pas spécifiquement le bonhomme : certes c'est le roi de la procrastination, de l'indécision et même parfois du ridicule. Un ministre bien intentionné lui déconseillera peut-être le route de Varennes...
Mais il est un symptôme et non un symbole. Lui parti, un autre prendra sa place. Pour une même politique. 
On nous dira que ce n'était pas un vrai socialiste, on nous refera le coup du culte de la personnalité et d'une route pas assez " à gauche".

Non le problème numéro un c'est le socialisme. Point final.
Car ceux qui hurlent avec les loups, tant ses anciens amis que ceux qui prétendent s'opposer, veulent prendre sa place. Ils ne veulent pas tourner le dos à l'étatisme, ils ne veulent pas remettre en cause les structures sociales du pays, ils ne fustigent pas l'idéologie dominante. Ils veulent prendre le pouvoir, ils ne veulent pas nous donner la liberté.

Pas à pas la socialisation du pays progresse, les règles, les lois, les normes enserrent les individus, entravent les initiatives au nom d'un prétendu bien commun, au nom de la sécurité, au nom de l'environnement : ce n'est pas depuis mai 2012 que la liberté régresse.

En France, cela fait au moins 60 ans.

Que vont faire les socialistes, ceux du courant officiel ?
Ils vont faire sortir de leur rang un nouveau visage qui reprendra le flambeau de la vraie route vers le socialisme. Ils mettront un peu de temps, mais leurs dogmes resteront intacts. Les dix thèmes du Manifeste du Parti Communiste de 1847 resteront les tables de la loi.

Imaginez qu'ils décident de pousser Najat Vallaud Belkacem. Elle serait probablement élue en 2017. La moindre critique, la moindre opposition et la classe médiatico-politique hurlera au racisme et à la misogynie. Facile, pratique, imparable. Fermez le ban. 

Que vont faire les représentants de la "Droite" et du "Centre".
Rien. 
Ils vont se chamailler, se disputer comme les gaulois d'Astérix pour être les premiers à casser du romain. Peut-être même vont-ils gagner les élections par un phénomène naturel de balancier.
Certains dans leurs programmes vont mettre quelques mots, au mieux quelques phrases pour se distinguer avec quelques couleurs libérales.
On entend certains défendre l'entreprise... Et promettre des actions fortes et des subventions ! Car ils n'ont rien compris. Et que l'action de l'Etat pour eux reste la seule référence.
Le socialisme, collectivisme, étatisme, appelez-le comme vous le voulez continuera de progresser. La société continuera de se fermer. On accusera "les marchés". Et comme cela ne fonctionnera pas, on se réfugiera en rêvant d'un Etat européen. Sur les mêmes bases. Puis mondial, avec une bonne gouvernance... 

La bataille de l'écotaxe restera un symbole de la non différenciation entre les partis. Je crains que l'on calme les bretons en les arrosant de subventions. Rien n'aura changé.

A l'UDI, à l'UMP, la seule question à leur poser c'est : en quoi n'êtes vous pas socialistes ? A part que vous avez, provisoirement, pas la carte du parti.

Quant au Front National ! Sa croissance attire déjà ceux de l'extrême gauche anti-capitaliste, des communistes et des socialistes, des anciens de la droite et du centre car il y a des places à prendre et le programme plait car il est franchement nationaliste et socialiste.
Manuel Valls, premier ministre de Marine Le Pen, ça irait bien, non ?


Non, François Hollande n'est pas le problème. Ni le numéro un, ni le numéro complémentaire.

Le problème numéro un est la pensée socialiste, la suprématie de l' Etat et de l'intervention publique partagée et défendue par toute la classe politique et médiatique.

Aussi, le combat est idéologique, culturel, philosophique et pratique.
Il passe par la démolition des fondements du socialisme.

Sur le chemin de la liberté, François Hollande n'est que le résultat d'un concours de circonstances.



http://www.lepoint.fr/politique/xavier-bertrand-le-probleme-numero-un-c-est-francois-hollande-04-11-2013-1751602_20.php

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:11
Lyon, ce soir, 27 octobre 2013.

C'est curieux... Quand je dîne dans un restaurant italien, un vrai avec les nappes à carreaux et le client qui ne tient pas en place et interpelle le serveur, va voir le cuisinier pour vérifier la qualité d'origine et part en disant " multo buono", je m'attends toujours à ce qu'un gus surgisse et dégomme mon italien plus vrai que nature d'une rafale de mitraillette. Overdose du parrain ou des "incorruptibles" peut être... Surtout quand le restaurant s'appelle "chez Vito"... Pauvre Corleone...

Bon c'est vrai, venir à Lyon pour manger italien, excellente escalope de veau au gorgonzola, faut le vouloir. Surtout dans le quartier de la gare de Perrache... C'est vrai que tout est fermé le dimanche soir... Sauf "Georges"... 
Je connais. 

Au retour vers mon hôtel, la même prostituée était toujours sur sa borne. Où alors déjà de retour. Elle m'a jeté un regard et s'est replongée dans son i-phone. Ce que c'est que la technologie, tout de même.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:10

Voilà : je publie aujourd'hui une pièce de théâtre d'inspiration libérale/ libertarienne

« Antoine, patron d’une entreprise qu’il a créée en partant de rien est hyperactif et peine à prendre du repos. Sa femme, Nadine, architecte, le presse de prendre du recul et de se ménager. Il accepte non sans mal de faire le pont de l’Ascension. Bien entendu rien ne se passe comme prévu. Sa vie déjà bien remplie est bousculée par ses deux enfants, jumeaux de 18 ans, Juliette et Kevin, les collaborateurs de l’entreprise, l’administration mais aussi une certaine Mathilde qui surgit du passé et lui change présent et futur. »

 

Les premiers lecteurs me pressent de la mettre en scène !

http://www.amazon.fr/pont-sain-dAntoine-Alain-Toullec/dp/1492786276/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1381333451&sr=8-1&keywords=le+pont+sain+d%27antoine

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 10:20

Exclusivité Agence France Presse Socialiste

 

Vaste « Coup de filet » contre les dealers de bigorneaux

 

La brigade de gendarmerie de Trébeurden a lancé une vaste opération visant à démanteler un trafic illégal de bigorneaux. Les « fourmis » ramassent sans autorisation ces inoffensifs escargots de mer et les remettent aux dealers chevronnés, appelés « cuisiniers » dans leur argot. Mais la plupart des ramasseurs consomment aussi leur propre production ! Les nombreux rochers et les cages d’escalier des hôtels servent de lieux de négociations. La pratique du don manuel est également très prisée de ces contrebandiers.

 

Pour se déplacer rapidement, les dealers utilisent de puissants kayaks de mer : l’un de ces « go fast » de bigorneaux a foncé de toutes ses pagaies sur les représentants de l’ordre public qui auraient pu être éclaboussés et leurs uniformes mouillés. On ne déplore malheureusement aucun blessé chez les gendarmes, car dans ce cas l’affaire aurait été d’une gravité extrême.

En passant, le dealer de bigorneaux leur a néanmoins tiré la langue de façon arrogante et honteuse. Un hélicoptère de la gendarmerie a tenté de le rattraper mais n’a pas encore réussi.

 

Une dizaine de vieux ont été appréhendés sur place après une course poursuite dans les rochers : à l’issue des gardes à vue, ils seront présentés à la justice en comparution immédiate. L’opération s’est soldée par une prise record de 653 grammes de bigorneaux. Un collectif « un bigorneau pour tous » serait en voie de constitution.

 

Le ministre de l’intérieur Manuel Tango s’est immédiatement rendu sur place et a déclaré au journaliste de l’AFPS : « l’Etat doit rendre hommage au travail généreux et dévoué des forces de l’ordre, face à ces attitudes inqualifiables qui rappellent les heures sombre de l’histoire. »

Il a aussi tancé le gouvernement de Nicolas Sarcastique : « l’ancien régime a fait deux pas en arrière dans ce marché non contrôlé, j’ai fait un pas en avant », a rappelé avec fermeté Manuel Tango.

 

« Il faut réguler ce marché d’urgence » a quant à lui estimé le ministre de l’économie Pierre Moscou-Vichy-et-Retour. « Ce trafic engendre des profits illégaux et entraîne chaque année un manque à gagner pour l’État de plusieurs milliers d’euros. C’est scandaleux dans une période aussi difficile où le gouvernement est contraint de créer des taxes chaque jour pour maintenir et développer le train de vie de l’État. »

 

Cécile Dujusant, la ministre du logement veut lancer immédiatement une réflexion sur l’habitat du Bigorneau en 2025. « Il y a urgence », s’est-elle emportée. « En attendant, il faut sévèrement taxer les restaurants qui servent des bigorneaux dans leurs plateaux de fruits de mer afin de financer un important Fonds de Secours du Bigorneau. »

 

Enfin Vincent Payonstoujoursplus a déclaré que cela relevait de la mission de l’Education Nationale de mettre sans délai au programme des écoles maternelles une action de sensibilisation pour lutter contre la Bigorneauphobie et illustrer la théorie du genre à partir de ces hermaphrodites.

 

Un fort couac gouvernemental est néanmoins apparu entre la ministre des sports, Valérie Nefourien et la porte parole du gouvernement Najat Acontrecourant. La première voulait faire inscrire le « cracher de bigorneaux » aux prochains jeux olympiques, la seconde souhaitant saisir le Comité Consultatif National d’Éthique sur ce sport dont la cruauté n’est pas à démontrer. Le premier ministre doit trancher ce différend qui fait vaciller la majorité présidentielle.

 

Contrairement aux rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux d’extrême droite il n’y a pas eu de lancer de crevettes et de coquilles de moules en direction des forces de l’ordre lors de leur intervention humanitaire de sauvegarde du littoral.

 

Réactions politiques :

Le grand syndicaliste humaniste José Direnimportequoi exige que le « gouvernement décrète immédiatement un moratoire sur la culture du Bigorneau sur le plateau du Larzac ». Il n’est en effet pas exclu que Monsanto soit déjà en train de travailler sur des BGM. (Bigorneaux Génétiquement Modifiés, NDLR.)

 

Dans l’opposition, Jean-Louis Merduile lors d’une conférence de presse a déclaré : « Il faut immédiatement mettre en place un Grenelle du bigorneau et réunir autour d’une table de négociation toutes les parties prenantes de ce scandale : État, collectivités locales, Pôle emploi, Sncf, syndicats de la métallurgie, SOS Racisme, l’ONU, les pêcheurs à pieds et bien sûr les premiers intéressés, les bigorneaux, qui auraient intérêt à se réunir dans un collectif représentatif. »

 

Jean-Philippe Bronx-Libido, le secrétaire national du PS estime que les « trafics de bigorneaux financent sans aucun doute l’extrême droite libérale. On voit bien dans les méthodes des trafiquants la marque d’origine en voulant se soustraire à l’autorité démocratique de notre République sociale et juste. Il faut réfléchir à la dissolution de tous les partis d’extrême droite ». En effet, a-t-il ajouté : comme le PS n’est pas d’extrême droite, tous les autres partis le sont. Ils faut donc les dissoudre démocratiquement.»

 

Jean-François Toqué et François Fuyons, dirigeants de l’Union des Moules Populaires, ont fait pour une fois une déclaration commune pour fustiger le laxisme du gouvernement et affirmer qu’il n’y avait jamais eu de financement occulte du parti de droite par le trafic de Bigorneaux dans l’affaire « pétrole contre nourriture », contrairement aux insinuations de la ministre de la Justice, Christiane Tombera-Tomberapa .

 

A l’extrême droite, Marine Météo a pointé la dérive ultra-néo-turbo-libérale issue de l’après guerre et la déréglementation des marchés financiers apatrides et appeler à un Etat Fort Unique pour un Peuple Unique avec un Chef Unique afin de lutter contre tous les trafics de bigorneaux français de France face à l’immigration massive de bigorneaux étrangers.

 

Enfin, Frédéric Lerhino, journaliste au Point a interrogé le seul détenteur de toute la connaissance sur le climat, Jean Foutrel : le trafic de bigorneau est une preuve supplémentaire de l’origine humaine du réchauffement climatique. « Le marché dérégulé du bigorneau casse la chaîne alimentaire, augmente la température de la mer qui ne peut plus absorber le CO² produit par les halètements d’effort des pêcheurs. La preuve est maintenant faite : les climato-sceptiques ne sont plus que des vieux illettrés négationnistes néo-nazis d’extrême droite. »

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 15:31

 

Alain Zabulon... Nous étions inséparables tout au long de nos classes de CM1 et CM2... Côte à côte au même pupitre en CM2, avec l'encre violette dans l'encrier en porcelaine et la plume sergent-major, les premiers poèmes ancrés dans nos mémoires à force de les répéter, ("Demain dès l'aube" ne m'a jamais quitté)

Nous ne participions pas aux bandes rivales qui s'affrontaient dans la cour -il n'y avait aucune violence, les instits surveillaient tout cela de près - et nous devisions ensemble sur le monde en déambulant pendant la récréation... Déjà trop sérieux...

Et puis c'était le temps de Thierry la Fronde, de Belphégor, une seule chaîne en noir et blanc mais surtout le manège enchanté avec Pollux et zébulon... Nous en riions ensemble... Il m'apprit ainsi l'existence de la tribu d'Israël dont son nom était tiré.

 

Nous nous sommes dit au revoir après la cérémonie des prix sous le préau de l'école communale... Et nous ne nous sommes jamais revus, séparés par les années Lycée.

Quoi de commun aujourd'hui entre l'énarque, grand serviteur de l'Etat et le libertarien, fonctionnaire défroqué, qui réclame le droit de l'individu à disposer de lui-même et donc le recul de ce même Etat envahissant nos vies privés ?

Le voilà, cet ami d'une enfance si lointaine qui va coordonner le renseignement...

Alors, j'ai envie d'interpeller mon vieux camarade. Nous nous tutoyions alors.

« Alain, n'oublie pas que la liberté est fragile, et qu'au nom de la sécurité, de la protection sociale et économique s'étend « la route de la servitude ». »

Rappelle-toi notre bon vieux La Fontaine dans sa fable du loup et du chien.

Le chien est gros et gras, le loup est un pauvre hère. Il lui demande ce qu'il faut faire pour avoir cette belle vie.

« - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens

Portants bâtons, et mendiants ;

Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :

Moyennant quoi votre salaire

Sera force reliefs de toutes les façons :

Os de poulets, os de pigeons,

Sans parler de mainte caresse.

Le Loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse.

Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.

"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.

- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.

- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?

- Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. »

 

Alors, je vous le dis cordialement : renseignez-vous, Monsieur le Préfet, puisque c'est votre tâche. Pas sur nos pensées, nos actions et nos comportements : nous sommes seuls à en mesurer la pertinence. C'est notre responsabilité.

Les français vont bientôt découvrir que la Liberté est une idée neuve dans notre pays.

Et que pour retrouver cette liberté, beaucoup d'entre eux ont compris qu'il va falloir courir hors des frontières !

http://www.lopinion.fr/12-juin-2013/alain-zabulon-nouveau-coordonnateur-national-renseignement-980

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 10:33

On épingle à juste titre les coûts DIRECTS du travail. Certains ont beau jeu de montrer que la différence est réelle mais surmontable par rapport à nos voisins.

 

Mais on s'abstient de faire le compte des coûts INDIRECTS du travail... Il serait indispensable de  les évaluer avec précision :

 

- Coûts induits par l'absence de concurrence dans le choix des assureurs sociaux,

- Coûts des taxes liées au travail hors prélèvements sociaux : cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (une des deux taxes créées pour remplacer la taxe professionnelle)

- Coûts des Instances représentatives du personnel, avec les désastreux effets de seuil,

- Coûts des normes et réglementations encadrant les activités, rendant difficile le travail à domicile par exemple,

- Coûts de heures de délégations des syndicalistes,

- Coûts induits par les multiplications des contrôles par l'inspection du travail, les CARSAT, les Urssaf (un contrôleur peut exiger un bureau et rester plusieurs mois pour faire ses contrôles...)

- Coûts de l'insécurité juridique par les modifications incessantes des lois, décrets, circulaires...

- Coûts induits par le temps passé en déclarations administratives : de la DPAE à la DADS en passant par les calculs ubuesques concernant l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés,

- Coûts nécessités par le recours aux conseils juridiques, avocats, experts-comptables pour se retrouver, sans garanties, dans le maquis législatifs et procéduriers,

- Coûts des grèves des salariés protégés : SNCF, RATP, Fonctionnaires...

- Coûts des recours systématiques aux prud'hommes à la moindre occasion, et de la lenteur de la justice si l'employeur veut faire valoir son bon droit en cour de cassation...

etc.

 

Cette liste est loin d'être exhaustive !

 

On ajoutera pour faire bonne mesure le coût pour la société des subventions aux syndicats patronaux et salariés... Sans compter la ponction pour leurs faux-frais par ces mêmes syndicats sur les budgets de la taxe formation...

 

Le surcoût du travail en France, ce sont biens les coûts DIRECTS et INDIRECTS.

 

Responsabilité du gouvernement actuel ?

Oui mais aussi de tous les gouvernements depuis au moins 60 ans...

 

http://www.lepoint.fr/economie/la-france-epinglee-par-l-ocde-15-02-2013-1628030_28.php

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:58

Promouvoir le libéralisme ou combattre le socialisme ? Prospective stratégique pour une action directe.

Le 15 novembre 2012, à l’Assemblée nationale s’est tenue une belle réunion de travail sur le thème « Promouvoir le libéralisme ». Elle était organisée conjointement par l’institut Turgot[1], Ulrich Génisson, promoteur avec Stéphane Geyres du livre collectif « Libres ! » [2] et Daniel Tourre, auteur de « Pulp Libéralisme »[3].


Présent dans la salle, Alain Madelin a évoqué l’extraordinaire opportunité de la situation politique pour les défenseurs de la liberté : « Nous sommes en 1776 !» s’est-il exclamé avec enthousiasme.

 

Nous avons effectivement connu une période faste pour le libéralisme dans les années 80 suite à l’élection de François Mitterrand et en contrepoint celles de Margaret Thatcher et Ronald Reagan : publication de nombreux livres, mouvements de libéralisation économique dans le monde, l’aventure « Idées – Action » chez nous.
Et puis après ? La satisfaction intellectuelle s’est révélée de bien courte durée. Le système s’est renforcé au contraire, la part des dépenses publiques en regard du PIB s’est considérablement accrue, la dette a explosé et les entraves de l’économie par l’intervention de l’État se sont multipliées.

 

Après la gestion socialiste de la crise par les présidents successifs Chirac et Sarkozy, tous les pouvoirs sont désormais entre les mains d’un parti socialiste sans imagination nourri aux idéaux du manifeste du parti communiste de 1847.

 

Surfant sur cette embellie des années 1980, voulant sans doute en profiter, même le Front National présentait un programme économique libéral ! Las, le positionnement économique de la fille de Le Pen est aujourd’hui soviétoïde et elle ne perd pas une occasion pour fustiger l’ultralibéralisme, expression débile s’il en est, et à jouer à un puéril « plus anti-libéral que moi tu meurs. »

 

La France est revenue au niveau zéro de la pensée libérale. De la « connaissance inutile » que Jean-François Revel a identifiée dans un de ses ouvrages [4], nous sommes plus proches de l’obscurantisme : tous les rapports et les analyses qui ne sont pas conformes sont irrémédiablement rejetés, tous les acteurs et partis politiques institutionnels excluent avec vigueur toute référence au libéralisme, accusé d’être à l’origine de tous les aspects de la crise.

 

La référence aux « nationalisations », qui devraient être nommées plus justement « collectivisations », et que l’on croyait enfouie aux périodes les plus sombres de notre histoire économique, resurgit avec vigueur, portée autant par l’extrême gauche que par des gaullistes et des nationalistes.
La situation économique s’est encore dégradée, les perspectives sont sombres, gouvernants et citoyens n’ont rien appris et les solutions proposées par les partis dits « de gouvernement » puisent dans un interventionnisme toujours renouvelé. Dans la presse, le couple Les Echos/Radio-Classique que l’on pourrait croire le plus ouvert à la connaissance économique et au débat tient un discours presque exclusivement keynésien ou nettement socialiste. Le « cercle des économistes » est présidé par Jean-Hervé Lorenzi, soutien de François Hollande et le cercle des Echos donne la part belle aux américains démocrates et socialistes du Project syndicate, dont Joseph Stiglitz est le chef de fil.

 

Face à cette situation, beaucoup de libéraux se sentent découragés : appels à une grève Randienne, rêves de quitter le territoire pour échapper au massacre, ou tout simplement retraits du combat se succèdent.

 

Tous n’abandonnent pas, les réunions se succèdent pour appeler à un « nouveau logiciel pour la France »[5], pour diffuser les idées et promouvoir le libéralisme. On s’interroge sur la façon de s’y prendre pour faire évoluer la situation, diffuser non pas seulement les idées libérales, mais la plus élémentaire connaissance économique. Malgré l’énergie dépensée avec la multiplicité des groupes, des associations libérales, des Think-Tanks, et les multiples tentatives par la voie partisane, on ne perçoit guère de progrès. De nombreux ouvrages de qualité sont publiés, pour l’essentiel dans l’ignorance du grand public, les journalistes exerçant un efficace barrage de « containement. »

 

Chacun a l’impression de taper comme le prisonnier contre un mur sourd et aveugle, le temps nous donne raison, et immédiatement le système réagit en se renforçant. Plus l’intervention de l’Etat augmente, plus le pays s’enfonce, plus les forces du marché, l’égoïsme des possédants, les dérégulations sont accusés.

 

Nous nous retrouvons régulièrement dans des colloques, des universités d’été ou d’automne : le niveau de connaissance augmente, la réflexion s’affine, et nous passons plus de temps à débattre des différences entre libéraux classiques, conservateurs ou libertariens qu’à lutter contre le socialisme

 

Je voudrais dans ces quelques lignes d’une part cerner et qualifier la situation et proposer d’autre part un axe méthodologique pour enfin faire progresser la cause de la liberté individuelle.

 

Notre principale faiblesse sur le plan politique c’est que nous ne cherchons pas à conquérir le pouvoir. Le libéral ne veut pas faire le bonheur des gens, il veut créer les conditions pour que chacun puisse décider de son propre bonheur.

 

Hermétiques à la démagogie, nous leur disons de se prendre en main, et de rien attendre de la société, ni du ciel. Le moins qu’on puisse en dire, c’est que ce n’est pas sexy.
La stratégie que nous proposons n’a pas pour vocation de remplacer ces initiatives mais d’arriver en complément.

 

A-      La France sous un sarcophage idéologique

Outre les rets législatifs qui nous tiennent de toute part, nous vivons sous un sarcophage idéologique qui nous entrave et nous enserre. Ce n’est plus le mur de Berlin, c’est le sarcophage de Berlin, à l’image de celui qui est censé contenir les radiations de Tchernobyl. Le fait qu’il ne soit pas physique ne le rend pas moins redoutable. 
 

 

Ce bloc monolithique est entretenu par les politiques, les médias, les corps intermédiaires (syndicats salariés et patronaux) et les institutions dont la justice et l’école. Le socialisme imprègne la société, contrôle et interdit toute déviance, toute dissidence. Pas, (pas encore ?) de système carcéral adapté mais la pression sociale ne connait pas de limites et les voix discordantes sont rapidement exclues de l’audiovisuel, public et privé confondus.

 

D’année en année, de ministre en ministre, les manquements au code du travail, à la fois toujours plus complexe et invasif, par exemple sont criminalisés pour les chefs d’entreprise.

 

Plus que les procès et les éventuelles condamnations dans le cadre juridique, le « contrevenant » connait l’opprobre et l’ostracisme immédiats par des formules percutantes qui permettent de rejeter toute pensée non conforme : patrons-voyous, ultra libéral, néo-libéral, raciste, fasciste, et la litanie des mots affublés des suffixes en –phobes. Bien trouvé, puisque cela fait référence à une maladie, à une peur irrationnelle. Le « -phobe » n’exprime jamais une opinion, il doit se faire soigner et son cas relève de la psychiatrie. La mécanique dialectique est bien réglée : création d’un mot valise péjoratif, explication de texte, puis attribution à la cible. Il colle alors à la personne qui se débat comme un beau diable pour se justifier, se débarrasser de cette marque d’infamie.

 

Pendant ce temps on ne pense plus. On ne débat plus.

 

Critiquer le travail d’un journaliste, remettre en cause leur statut ou interpeller la profession sur les privilèges fiscaux ou sociaux dont ils e.bénéficient relèvent du crime de lèse-majesté : la stigmatisation fait office de pilori ou de lettre de cachet, jusqu’à l’ostracisme parfois.

 

Peu importe alors la pertinence du mot qui perd jusqu’à son origine et sa signification profonde.
Fasciste en est l’exemple le plus frappant : si bien que lorsqu’il retrouve sa vraie place, la dilution lui fait perdre toute force.

 

Exposons trois illustrations de l’efficacité de ce sarcophage idéologique, sachant que le lecteur pourra les multiplier de par sa propre expérience.

 

1/ La tentative de création d’un syndicat libre

 

L’Association pour l’Etude et la Création d’un Syndicat Professionnel Libre a été lancée sous l’impulsion de Thierry Jallas. La loi scélérate de 2010 contraint les TPE à subir l’intrusion de l’extérieur de syndicalistes patentés. Une structure syndicale créée suffisamment à l’avance, LibRes, permettait de se présenter à ces premières élections. La demande a été actée car recevable par l’administration. C’était sans compter sur le pouvoir de nuisance des syndicats marxistes, CGT mais aussi CFDT[6], qui ont immédiatement bloqué l’initiative. Le manque de moyen face aux puissantes structures subventionnées ne permettait pas de se pourvoir en cassation. Si on avait oublié la fable du pot de terre contre le pot de fer, la voilà qui resurgit vigoureusement. « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront blanc ou noir » disait encore La Fontaine dans « Les animaux malades de la peste. »
La résistance par un discours conformiste, normal, est constante : les rouages sont efficaces pour faire taire : mettre en question des positions figées, des acquis sociaux suffit à déclencher des anathèmes. « Provocation ! » rugissent les gardiens du temple. Ce qui justifie une « riposte adaptée ». Voir les timides propositions du Medef pour assouplir le droit du travail dans la négociation en cours et les résultats désastreux.

 

Le système est organisé pour rejeter sans appel le corps étranger.

 

2/ Agressions permanentes contre les entreprises et les entrepreneurs

 

L’entreprise, et au premier titre l’entrepreneur, est non seulement enserrée juridiquement par des réglementations et des normes contraignantes, mais elle affronte des troupes de militants payés, financés par les entreprises et les contribuables pour détruire les initiatives et la création de richesse : les inspecteurs et les contrôleurs du travail, les contrôleurs des Urssaf ou les syndicalistes.

 

Les uns et les autres ont obtenu à travers le temps des privilèges exorbitants en termes de statut et de pouvoir, de protection de l’emploi et des revenus. Ces catégories, notamment les fonctionnaires mais aussi les salariés de l’assurance maladie n’ont pas de hiérarchie, n’ont donc d’ordre à recevoir de personne et peuvent confondre leurs engagements idéologiques et leurs fonctions instituées par l’Etat. Le poids des textes enchevêtrés, les changements incessant de règles, le caractère ubuesque des diverses déclarations[7] et la pénalisation du moindre manquement à un droit du travail souvent inapplicable précarisent la situation des chefs d’entreprise et renforcent le caractère fictif de la règle selon laquelle « nul n’est censé ignorer la loi ». La même idéologie imprègne le pouvoir judiciaire. Par exemple, la jurisprudence, « constante », a institué en matière d’accident du travail une obligation de résultat : quoi qu’un chef d’entreprise ou ses préposés ait mis en place pour les éviter, la survenance de l’accident ou de la maladie professionnelle révèle un manquement, et donc le risque de la caractérisation d’une « faute inexcusable. »

 

3/ Le formatage des enfants par l’Education Nationale

 

L’école, enfin : cela passe chez les libéraux pour une évidence mais c’est pire que ce que l’on peut imaginer.

 

Nicolas Lecaussin et Lucas Léger ont publié dans le cadre de l’IREF une étude incontournable sur les manuels d’économie [8] : une mise au point salutaire mais le formatage des esprits commencent bien avant et est constant pour toute la période scolaire.

Ayant consulté récemment le manuel d’histoire-géographie de 5ème de chez Belin et noté qu’il relève plus du tract militant que de l’ouvrage de référence, stupéfait de son indigence et de sa partialité, j’ai consulté les programmes de cinquième pour en vérifier la teneur :
 

 

Programme d'éducation civique de cinquième - 2012-2013

Des êtres humains, une seule humanité

L'égalité, une valeur en construction

La sécurité et les risques majeurs

Au choix: une action solidaire

 

Programme de géographie de cinquième - 2012-2013

La question du développement durable

Des sociétés inégalement développées

Des hommes et des ressources

Une question au choix

 

On ne connait donc que la géographie « humaine » et uniquement du point de vue marxiste et socialiste : qu’est devenue l’étude de la terre ? Reléguée sur un seul thème en SVT.
Bien entendu, seule la vision du Giec est présentée quant au Réchauffement Climatique (forcément) Anthropique d’une validité scientifique du même ordre que le créationnisme. Ces changements supposés sont stigmatisés sans étudier auparavant les climats. Etudier les formations géologiques, hercyniens, jurassiques, les climats « polaire continental », atlantique, ça prend la tête et ne permet pas de s’indigner, de stigmatiser des adversaires, « américains premiers pollueurs », et de former des militants.

 

Dès lors, quelle importance pour une politicienne démagogue que le Japon soit dans l’hémisphère sud ou nord ?

 

On en viendrait à conseiller à nos enfants de ne pas apprendre leurs leçons.

 

Face à un tel bloc, quel combat possible ?

 

B-       La vanité d’une réponse globale

 

Si on l’attaque globalement, le sarcophage, le blockhaus intellectuel dans lequel nous sommes enfermés,  va résister globalement : il se renforce même sous les attaques, par esprit de corps, par habitude. Les défenseurs du sarcophage-blockhaus, journalistes, politiques, institutions scolaires ou juridiques, se sentant en danger mobilisent rapidement leur troupes. Brandir son drapeau libéral déclenche irrémédiablement des réactions de défense fortes. Terrorisés à l’idée de s’afficher ainsi les quelques politiques qui s’y sont risqués ont battu en retraite. La collusion avec la pensée socialiste des partis dits « de droite » ou du centre est telle que le rejet est immédiat. Dans le meilleur des cas, certains sont tolérés comme de doux rêveurs que l’on rappelle à l’ordre du pragmatisme.[9]  Séduire ou se faire accepter par la classe médiatico-politique est plus important que de vraiment s’attaquer au socialisme. Au point, nous l’avons vu, que le Front national défend désormais un programme digne de la « Révolution nationale », le discours antisémite en moins. La normalisation, la dédiabolisation en marche, et le parti débarrassé de toute trace de libéralisme, une bonne partie des élus de l’UMP peut enfin se rapprocher et imaginer des alliances électorales.

 

Si la réponse globale est aussi problématique, comment casser le bloc monolithique (médias, politiques, éducation) que nous avons en face de nous, au moins comment le fissurer ?

 

Comment faire pour profiter de l’embellie tant espérée par les intellectuels libéraux mais surtout que le soufflé ne retombe pas rapidement après ? Comment capitaliser sur cette mobilisation ?
Beaucoup d’entre nous souhaitent que la crise éclate et espèrent que le choc économique et politique soit tel que le système s’effondre. Mais il n’est pas sûr que ce soit la société ouverte qui soit appelée au secours. Le seul espoir c’est que chacun soit contraint au système D et prenne conscience du caractère superflu de l’Etat organisateur.[10]

 

C-       Une guérilla incessante sur des thèmes précis

 

Puisque le sarcophage de Berlin est auto immune, que l’attaquer globalement le renforce, seule une attaque ciblée peut le fissurer.
Il faut tenter de passer outre le sarcophage en s’adressant directement aux citoyens sur des thèmes ciblés qui toucheront chacun d’entre eux : le public est sourd face à une proposition affichée de libéralisme, les socialistes ayant gagné cette bataille dialectique, le mot fait peur. Mais il n’est pas indifférent lorsqu’on développe des thèmes particuliers qui le touchent directement ou qui l’interpellent.

 

Prenez quelqu’un qui est hostile, ce n’est pas difficile à trouver, au libéralisme. Lancez-le perfidement sur un thème sur les libertés de choix : vous terminerez invariablement par « finalement tu es très libéral ! ». En général il commence par avaler de travers. Au-delà de ses protestations, on peut commencer à parler sérieusement.

 

1/ La méthode

 

Un ami ayant bien pratiqué la boxe dans sa jeunesse m’a expliqué la chose suivante.
Dans un combat il faut réussir à blesser, même légèrement son adversaire. « Tu vois son arcade sourcilière tuméfiée, alors tu continue à taper, taper toujours au même endroit. Ça saigne ? C’est bon tu frappes encore. Sans chercher à varier les coups ou les blessures. Toujours au même endroit, jusqu’à ce qu’il tombe. »

 

La méthode consiste à fragiliser le sarcophage en créant des fissures dans l’esprit des gens, en instillant le doute, mais en attaquant de toute part sur des thèmes très ciblés, dérangeant pour le système.

 

L’objectif est d’obtenir l’écoute de français pour lesquels le libéralisme est totalement étranger.

 

Pour chaque thème identifié peuvent se créer des task – forces, des commandos, mobiles, légers et tapant toujours au même endroit.

 

L’attaque itérative se renforcera à mesure, jusqu’à ce que la cible cède. Les premières réactions, les objections alimenteront l’argumentaire.

 

Lorsqu’on s’attaque aux subventions des journaux, par exemple, une des premières objections c’est le spectre de la dictature : immédiatement l’interlocuteur imagine que tous les journaux vont disparaitre, qu’il n’y aura plus de liberté de la presse et encore moins de contre-pouvoir. Et là le commando va pouvoir se régaler en cognant.

 

 « En quoi, la subvention de Télé 7 jours (premier bénéficiaire en montant) protège-t-elle le citoyen de la dictature et assure-t-elle un contre-pouvoir indispensable ? »
On nous répondra sans doute, qu’il faut moduler les subventions en fonction de l’intérêt général ou de la qualité des productions »
« Et qui en décidera ? Ne serait-ce pas de la discrimination de choisir dans un sens ou dans l’autre ? »

 

Et ainsi de suite… Ce harcèlement n’a évidemment rien de nouveau. Son application dans la promotion du libéralisme, beaucoup plus car moins intellectuelle et plus opérationnelle.

 

Promouvoir une guérilla de harcèlement

 

Il faut toucher directement le public, chacune et chacun : par les réseaux sociaux, les mailings, vidéos, lancer des actions virales mais toujours sur un thème unique. En bons dialecticiens, les socialistes réagiront en changeant de sujet. Nous devons alors nous astreindre à repérer l’inflexion dans la discussion et toujours revenir sur le sujet initial.

 

Créer un parti, un mouvement, un syndicat, un think tank, nécessite du temps, de l’argent, des troupes organisées.  Et l’expérience prouve que l’on passe plus de temps à s’organiser et à convaincre ceux qui le sont déjà à étoffer l’équipe qu’à combattre efficacement le socialisme.

 

2/ Le cas des subventions

 

Dénoncer inlassablement la subventionnite en interpellant le gens : vous êtes « de droite », pourquoi financez-vous le journal « l’humanité » ? Vous trouvez les salaires des footballeurs mirobolants, pourquoi financez-vous les clubs ? Vous êtes gêné par les grèves, pourquoi financez-vous la CGT ? Vous êtes communiste, pourquoi financez-vous le MEDEF ? [11]

 

S’attaquer aux subventions, c’est remettre en cause l’ingérence de l’Etat, son inefficacité, c’est mettre en valeur qu’il est source de toute corruption. C’est détruire l’illusion que les pouvoirs publics, (pléonasme ?) peuvent et doivent soutenir des secteurs économiques, artistiques ou même humanitaires. C’est faire douter de la nécessité même de l’Etat.
A travers la mise en cause du siphonage de l’argent public par des parasites, on montre du doigt toutes les structures, tous les groupes de pression qui vivent aux « dépens de ceux qui les écoutent »… Nul besoin dans un premier temps de faire de grandes démonstrations, de faire lire les grands auteurs qui n’atteignent pas l’écoute du plus grand nombre. Cela viendra de surcroît.

 

Sur ce sujet, des initiatives ont déjà été mises en place :

 

-          Contribuables associés avec « l’observatoire des subventions » [12]

-          Collectif Antigone, avec une campagne d’affiches[13]

-          L’UDL, Union francophone Des Libéraux, avec le projet du trophée « Bastiat » pour les organismes non subventionnés.[14]

 

L’idée n’est pas de remplacer ces initiatives, mais de les amplifier, de rendre virale et systématique les attaques contre les organismes subventionnés, de les harceler pour une part mais surtout de s’adresser directement à chacun pour rendre insupportable l’idée même de subvention.

 

La méthode ne passe pas par la création d’une nouvelle structure ad-hoc pour laquelle les militants passeront plus de temps à s’organiser qu’à agir, mais de mettre à disposition des outils, des argumentaires pour que chacun puisse entamer des attaques spontanées, une guérilla constante de remise en cause

 

3/ Pistes pour d’autres cibles

 

La même méthode peut être utilisée efficacement en s’attaquant à d’autres piliers de la société socialisée que nous connaissons. Citons sans ordre de préférence :

 

- la liberté syndicale (l'exemple de Thierry Jallas avec LibRes) : pourquoi n’avez-vous pas le choix de vos représentants ? Pourquoi n’avez-vous pas le droit de créer un syndicat ? Pourquoi un ouvrier imprimeur parisien est-il contraint d’adhérer à la CGT ?

- Monopole de la sécu : pourquoi n’avez-vous pas le choix de votre assureur ?

Mais aussi le salaire complet, la myriade de commissions aussi coûteuses qu’inutiles pour caser des amis politiques, les programmes scolaires…

 

La liste est longue : il faut choisir un thème opérationnel, qui parle directement à l’interlocuteur. Cela peut-être plus intellectuel comme le « sophisme de la vitre brisée » par exemple mais se concentrer uniquement sur lui.

 

Le militant en manque d’action trouvera des idées opérationnelles dans la plupart des 100 thèmes abordés dans « Libres ! »

 

Conclusion

 

Les structures libérales existent, se superposent quand elles ne se marchent pas sur les pieds ou se font une guerre inter-libérale de territoire doctrinal. Pendant ce temps nous ne nous attaquons pas au socialisme.

 

Il n’est pas question pour moi de prétendre qu’il faut relâcher la pression sur la promotion du libéralisme dans son ensemble. Appeler nos concitoyens à lire Bastiat, Hayek, Mises ou Rothbard et découvrir Ayn Rand nous satisfait intellectuellement mais dans le meilleur des cas cela enclenche un processus lent. [15]

 

Peut-être peut-on néanmoins proposer de concentrer cette action sur ce qui sert de pilier au socialisme.

 

Il parait en effet vain de demander par exemple de but en blanc la remise en cause du SMIC, la suppression du statut des fonctionnaires, ce qui relève d’un programme d’un parti politique : c’est incompréhensible pour l’essentiel de la population. Et les outils de défense du sarcophage idéologique se mettent en action immédiatement.

 

Le socialisme repose sur trois piliers ;

 

1/ la valeur travail, et la négation de la valeur d’échange

2/ Le holisme et le rejet de l’individualisme : préexistence de la communauté dont l’individu n’est qu’une partie.

3/ L’inégalité, la différence, source de toute violence et de toute oppression.

 

Tant qu’on ne parvient pas à les déboulonner, toute discussion est impossible, car tout est conséquence de ces trois piliers, ces prémisses.

En fin de cette réunion du 15 janvier 2012 à l’Assemblée Nationale, des jeunes ont demandé quoi faire. Cette contribution se veut un début de réponse.

 

Il nous faut des projets concrets qui peuvent être rassembleurs. Et non des rassemblements qui cherchent après des projets à porter : nous passons plus de temps à nous organiser qu’à agir. Plutôt que passer son temps à recruter pour telle ou telle association, passons à l’action directe.

 

Minons le sarcophage idéologique.[16]



[1] Institut Turgot : http://blog.turgot.org/

[2] « Libres ! », collectif de la main invisible, éditions Roguet, septembre 2012

[3] « Pulp libéralisme, la tradition libérale pour les débutants », Daniel Tourre, Editions Tulys, avril 2012

[4] « La connaissance inutile », Jean François Revel, Grasset 1988.

[6] Oser remettre en cause la « lutte des classes », est une preuve du manque d’indépendance vis-à-vis du patronat.

[7] Pour illustration, les modes de calcul de  la déclaration pour l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés :    https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_11391.do

 

[9] Le Parti Libéral Démocrate rejoint l’UDI pour « porter un projet, libéral, humaniste et pragmatique ». Le Figaro, 13 janvier 2013.

[10] Lorsqu’un pays affiche officiellement plus de 25 % de chômeurs, c’est que l’économie souterraine, non officielle a repris le pouvoir.

[11] Beaucoup de gens ne savent pas qu’ils paient des impôts. Ils n’assimilent que l’IR ou l’ISF et ne voient pas la TVA. Ils ne savent pas que pour chaque tranche de 100 € qu’ils versent aux commerçants, il y a 16.38€ de taxe (au taux normal). Tous les ans je fais l’expérience en interpellant mes étudiants sur ce thème.

[12] Observatoire des subventions : http://www.observatoiredessubventions.com/

[15] Il suffit de considérer l’extraordinaire travail de diffusion de textes libéraux rares ou non réédités et de traductions d’ouvrages étrangers réalisé par l’Institut Coppet : http://www.institutcoppet.org/

 

[16] Il va de soi que l’usage d’une action violente le renforcerait.

 

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Published by Dialectikon - dans Débat libéral
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 13:10

Bonjour,

Libres !, le livre du collectif La Main Invisible, 100 auteurs libéraux pour 100 sujets est disponible.

 

http://lamaininvisible.org/boutique/?doing_wp_cron=1346313915.0845949649810791015625

 

Pour en savoir plus :

 

http://lamaininvisible.org/?doing_wp_cron=1346314427.2776908874511718750000

 

et pour le feuilleter et lire un extrait en avant-première :

http://lamaininvisible.org/1611926583/

 

Bien cordialement

Alain Toullec

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Published by Dialectikon
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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 11:50
Figaro-ci, Figaro Là ? 
Figaro NON.
Je n'attends plus grand chose de la presse française, d'autant que nous disposons maintenant d'une source d'information encyclopédique et illimitée avec internet, dès lors que l'on a l'esprit critique, la capacité à recouper les informations, et à rechercher les sources.

J'achetais Le Figaro de temps à autre, je le consultais gratuitement dans l'avion ou dans les hôtels et je l'ai dernièrement reçu en service publicitaire pendant deux mois. 
Le plus souvent, presque tous les jours je l'avoue, je me contentais de parcourir les pages internet...

Le Figaro est pro ou antigouvernemental selon le président mais son niveau intellectuel s'arrête là. On me dit les journalistes "de gauche". Ils sont socialistes. Point final. Encore pourraient-ils faire preuve d'analyse, confronter les informations, analyser les idées et faire des recherches avant d'écrire.
 
Un journaliste du Figaro faisant un reportage sur les Tea-Party découvre stupéfait que les participants lui citent Bastiat, '' un obscur philosophe"... S'est-il précipité en rentrant dans sa chambre d'hôtel pour consulter un moteur de recherche pour découvrir de qui on lui parlait ? Non, il s'est contenté de considérer comme obscur ce qu'il ignorait. 

Un journaliste du Figaro est comme l'ivrogne qui ne cherche pas sa clé là où il l'a perdue, mais sous le lampadaire parce que c'est là qu'il y a de la lumière.
Sur trois grands sujets, la rédaction du Figaro s'obstine à faire preuve d'une grande indigence, outre sa propension à se contenter de paraphraser les communiqués de l'AFP.

1/ L'environnement : la journaliste se contente des communiqués du GIEC sans faire la moindre recherche à l'extérieur. 
Elle est frappée de ce que j’appellerais le syndrome des Dupont-Dupond.
Dans le "crabe aux pinces d'or", Tintin découvre que le chef des trafiquants de drogue était Omar Ben Saalad. Les Dupondt lui demandent directement, il s'offusque bien entendu. Alors ils rapportent à Tintin que ce n'est pas lui puisqu'il l'a certifié.
Lorsque sont sorties les affaires des deux "climategate", que ce sont multiplier les informations et les défections du camp politique réchauffiste  : c'est pas vrai puisque le GIEC l'a dit.
2/ Le Figaro a décidé de soutenir mordicus Obama, dénigrant systématiquement le camp Républicain. 
La nullité de cet article atteint un paroxysme :

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/26/01003-20120726ARTFIG00627-romney-commence-sa-tournee-a-l-etranger-par-une-bourde.php

On ne lui demande pas de soutenir Romney, on lui demande d'être intelligent. 

3/ Quant aux questions sur l'Islam, nous avons affaire sans courage au discours de la pensée unique.

Aussi j'ai décidé de boycotter Le Figaro, qu'il s'agisse de la version papier ou de sa version internet.  
Certes, je ne suis rien, mais je voulais vous faire partager ma lassitude. Peut-être ne serais-je qu'un des premiers ?

Que l'on soit libéral - libertaire, libertarien, libéral classique ou libéral conservateur mais j'ajouterais peut-être aussi socialiste, le journal n'apporte aucune information critique ou équilibrée.

La rédaction du Figaro a fait le choix de la médiocrité, hors il est vrai les pages débats et opinions, mais on les trouve aisément et plus complètement ailleurs.

Hélas, je ne puis retirer ma contribution obligatoire : le journal, subventionné par l'Etat comme toute la presse écrite,  n'a pas intérêt à la critique du système.
Alors, Le Figaro ?
Non.

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